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Financer la croissance de la Côte d’Ivoire : un modèle à partager avec la BAD

Le Directeur de Cabinet du Ministre du Plan et du Développement, Pr Loesse Jacques ESSO, a conduit ce mardi 28 juillet la cérémonie de lancement des rapports clés de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’édition 2026. Cet événement, qui s’est tenu à Abidjan, marquait le coup d’envoi du Rapport Pays Côte d’Ivoire (RP-CI) et du Rapport sur les Perspectives Économiques Régionales de l’Afrique de l’Ouest (PER-AO). Sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », cette rencontre a rassemblé des acteurs financiers majeurs, des représentants du secteur privé et des institutions ivoiriennes.


Cette initiative s’aligne sur les ambitions stratégiques de la Côte d’Ivoire, portées par le Président Alassane Ouattara. Dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, le Gouvernement mise sur une mobilisation renforcée des ressources, tant publiques que privées, pour accélérer la transformation économique du pays. Ce plan, doté d’un budget de 114 838,5 milliards de FCFA (soit environ 209 milliards de dollars US), représente un pilier essentiel pour concrétiser cette vision.


Pr Loesse Jacques ESSO a mis en avant la qualité du partenariat entre la Côte d’Ivoire et la BAD, qualifiant les rapports de la banque de véritables outils stratégiques. Ces documents constituent des références incontournables pour l’élaboration des politiques publiques et le dialogue avec les partenaires internationaux. Il a également souligné que, dans un contexte africain marqué par une croissance moyenne de 3,9 % en 2025, la Côte d’Ivoire se distingue avec un taux de croissance de 6,5 %, proche des objectifs fixés par l’Agenda 2063 de l’Union africaine.


Le financement du PND 2026-2030 représente l’un des défis majeurs pour l’économie ivoirienne. Le succès du Groupe consultatif des 8 et 9 juillet 2026, ayant permis de lever 80 milliards de dollars (47 820 milliards de FCFA), illustre la confiance des investisseurs dans la stratégie de développement du pays. Cette mobilisation exceptionnelle témoigne de la capacité de la Côte d’Ivoire à attirer des financements extérieurs pour soutenir ses priorités nationales.


Au-delà du cas ivoirien, Pr Loesse Jacques ESSO a souligné que les enseignements tirés des rapports révèlent une préoccupation partagée par l’ensemble du continent africain : mobiliser d’importantes ressources pour accélérer la transformation structurelle des économies. Cette ambition nécessite une approche multidimensionnelle, combinant le renforcement des recettes intérieures, l’attraction des capitaux privés, l’amélioration des systèmes financiers locaux et l’approfondissement de l’intégration régionale. Des initiatives comme le Système panafricain de paiement et de règlement (SPPR) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) jouent un rôle clé dans cette dynamique.


En conclusion, Pr Loesse Jacques ESSO a appelé les participants à s’appuyer sur les analyses et recommandations des rapports pour enrichir les débats. Il a insisté sur la nécessité d’une réflexion collective impliquant les administrations publiques, le secteur privé, les institutions financières et la société civile. L’objectif ? Construire des politiques de financement du développement plus efficaces, tant en Côte d’Ivoire que dans toute l’Afrique de l’Ouest.