Congolais et angolaise : renforcement des efforts pour la paix en RDC
Congolais et angolaise : renforcement des efforts pour la paix en RDC
Lors d’une rencontre à Luanda, le président congolais Félix Tshisekedi a réaffirmé son engagement aux côtés du chef de l’État angolais João Lourenço pour accélérer les démarches de paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les deux dirigeants ont échangé en privé avant l’ouverture d’un sommet régional dédié à la stabilisation de la région.
Cette entrevue s’inscrit dans le cadre des négociations en cours sous l’égide de l’Angola, chargée de faciliter un dialogue inter-congolais. En mai dernier, des représentants de Tshisekedi s’étaient déplacés à Luanda pour recueillir les propositions des autorités angolaises sur ce processus.
Les autorités de Luanda affirment avoir consulté l’ensemble des acteurs congolais et transmis au président congolais un plan d’action ainsi que des directives pour structurer ce dialogue national. Pourtant, les divergences persistent entre le gouvernement, une partie de l’opposition et les institutions religieuses de RDC, retardant toujours le lancement officiel des discussions.
Une paix « tangible et mesurable »
Félix Tshisekedi a décrit la crise dans l’est de la RDC comme « un défi majeur pour l’Afrique et la communauté internationale ». Il a dénoncé sans équivoque les exactions perpétrées par les groupes armés, les déplacements massifs de populations, les violations systématiques des droits humains, les interférences étrangères et l’exploitation illicite des ressources naturelles.
Le président congolais a réitéré son appui aux mécanismes de Washington et de Doha, tout en insistant sur la nécessité d’une paix « concrète et vérifiable sur le terrain ». Une condition indispensable, selon lui, pour mettre un terme définitif aux violences qui minent la région.
João Lourenço, pour sa part, a souligné que l’est de la RDC figure parmi les zones de conflit les plus critiques au monde. Il a plaidé pour un renforcement des initiatives diplomatiques, le respect du droit international et une approche africaine pour résoudre les crises du continent. L’Angola, a-t-il rappelé, reste pleinement engagé dans cette quête de solutions durables.
Malgré la multiplication des initiatives — qu’elles émanent de Washington, de Doha ou des consultations angolaises sur le dialogue intercongolais — la situation sécuritaire dans l’est de la RDC continue de se dégrader. Aucune des démarches engagées n’a, pour l’instant, produit d’effets tangibles sur le terrain.