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Sénégal et Guinée-bissau : une médiation en marche pour la stabilité

La diplomatie sénégalaise a franchi une étape décisive dans sa mission de médiation régionale. Une délégation de haut niveau, conduite par les plus éminents responsables gouvernementaux, s’est rendue à Bissau pour engager un dialogue structurant avec les autorités de transition de la Guinée-Bissau. L’objectif affiché : poser les bases d’un retour à l’ordre constitutionnel et d’une organisation électoral crédible, avant la tenue du scrutin référendaire prévu fin août.

Une mission diplomatique sous l’égide de la CEDEAO

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un mandat régional confié par les dirigeants ouest-africains lors d’un sommet organisé en juillet à Freetown. Le Sénégal, choisi pour parrainer les discussions, a ainsi dépêché une équipe ministérielle dirigée par Cheikh Niang, ministre des Affaires étrangères, accompagné de Yankoba Diémé, son homologue de la Défense. Leur audience avec le général Horta Ntam, président de la transition bissau-guinéenne, marque le coup d’envoi d’une médiation destinée à accélérer le déblocage institutionnel.

Un calendrier électoral sous haute tension

La Guinée-Bissau traverse une période critique depuis le coup d’État du 26 novembre 2025, qui a renversé le président Umaro Sissoco Embalo et suspendu les processus électoraux. Pour briser l’impasse, la junte militaire au pouvoir a programmé un référendum constitutionnel pour le 30 août 2026, premier jalon vers une normalisation politique. Les échanges entre les émissaires sénégalais et le général Horta Ntam ont permis de valider les grandes lignes d’un plan d’action visant à garantir la transparence et la légitimité du scrutin.

Les priorités de la médiation sénégalaise

  • Structurer le dialogue institutionnel : établir un cadre de négociation clair entre les militaires et les acteurs civils pour éviter toute nouvelle dérive autoritaire.
  • Accompagner le processus électoral : veiller à ce que les préparatifs du référendum respectent les standards démocratiques internationaux.
  • Renforcer la coopération régionale : coordonner les efforts avec les autres pays de la CEDEAO pour une sortie de crise concertée.

À l’issue de cette rencontre historique, Cheikh Niang a souligné l’urgence d’une mobilisation collective pour rétablir la confiance dans les institutions bissau-guinéennes. Les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue régulier afin de concrétiser les engagements pris et d’éviter tout retard dans le calendrier électoral.

Cette médiation sénégalaise intervient dans un contexte où la stabilité de la Guinée-Bissau est plus que jamais scrutée par la communauté internationale. Le succès de cette démarche pourrait servir de modèle pour résoudre d’autres crises politiques en Afrique de l’Ouest.