Sanctions américaines contre des chefs rebelles dans l’est de la République Démocratique du Congo
Le département américain du Trésor a pris des mesures restrictives ce mardi à l’encontre de deux commandants de groupes armés actifs dans l’est de la République Démocratique du Congo. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de Washington pour encourager un dénouement pacifique aux crises qui secouent la région.
Parmi les responsables ciblés figure John Imani Nzenze, le chef du renseignement du M23. Collaborateur direct de Sultani Makenga — lui-même déjà sous sanctions internationales —, Nzenze est un cadre historique du mouvement. Son implication dans les hostilités remonte à l’insurrection de 2012-2013, durant laquelle il avait coordonné des assauts contre les forces armées nationales.
Le commandement des FDLR également visé
Les sanctions touchent également les FDLR à travers la désignation de Gustave Kubwayo, connu sous le pseudonyme de « Colonel Sirkoof ». Ce dernier est à la tête d’une unité chargée du renseignement et des opérations spéciales, opérant principalement dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu.
En officialisant ces sanctions, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a rappelé les exigences de l’administration américaine pour stabiliser la zone. Washington exhorte la République Démocratique du Congo à neutraliser les FDLR et ses alliés. Simultanément, le Rwanda est appelé à mettre fin à tout soutien au M23 et à retirer ses troupes du sol congolais, conformément aux Accords de Washington signés le 4 décembre 2025.
Ces mesures entraînent le gel immédiat de l’ensemble des avoirs et intérêts financiers que ces individus possèdent aux États-Unis ou qui sont sous le contrôle de ressortissants américains. Cette décision renforce la pression internationale sur les acteurs impliqués dans la déstabilisation de l’est de la République Démocratique du Congo.