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Rdc : l’ONU presse les bailleurs à combler le déficit du plan humanitaire 2026

Les habitants de Sake fuyant vers Goma (Illustration)

La situation humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo continue d’inquiéter les Nations unies. James Swan, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la Monusco, a présenté vendredi 26 juin 2026 devant le Conseil de sécurité un bilan préoccupant des répercussions du conflit qui perdure dans les provinces orientales.

Des millions de Congolais subissent encore les effets de cette crise. Alors que les financements humanitaires internationaux se réduisent, James Swan a indiqué que le Plan de réponse humanitaire 2026, présenté en janvier dernier, n’est financé qu’à 53,3 %. Il a exhorté les partenaires internationaux à débloquer les fonds manquants pour faire face aux besoins croissants.

« La crise humanitaire en RDC demeure grave. Près de 27 millions de personnes, soit plus d’un quart de la population, souffrent d’insécurité alimentaire. Le Plan de réponse humanitaire 2026 donne la priorité à 7,3 millions de personnes pour l’aide d’urgence, avec un budget de 1,4 milliard de dollars actuellement financé à hauteur de 53,3 %. Je remercie les donateurs pour leur générosité et les exhorte à débloquer l’intégralité des fonds nécessaires pour répondre aux besoins urgents de la RDC », a déclaré James Swan.

Ces avertissements de la Monusco interviennent alors que les hostilités se poursuivent dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les besoins humanitaires augmentent malgré les tentatives diplomatiques pour instaurer un cessez-le-feu durable.

Face à un déficit critique, la communauté humanitaire en RDC est contrainte de prioriser sa réponse en 2026. Le gouvernement congolais et les acteurs humanitaires avaient déjà lancé le 28 janvier 2026 à Kinshasa un appel urgent de 1,4 milliard USD pour couvrir les besoins de l’année.

Ces fonds sont jugés indispensables pour secourir des millions de Congolais pris dans l’une des crises les plus longues et les plus négligées au monde. Sans financement suffisant, l’aide humanitaire ne pourra cibler que 7,3 millions de personnes, alors que près de 15 millions ont besoin d’assistance vitale.

L’année 2025 a déjà montré les effets dramatiques du sous-financement. Plus de 1 000 centres de nutrition ont fermé, privant plus de 390 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère de soins essentiels. Environ 1,5 million de personnes ont perdu l’accès aux soins de santé primaires en raison de fermetures de structures et de ruptures de médicaments. Les distributions alimentaires mensuelles ont été réduites jusqu’à 73 %, accroissant les risques de faim pour les populations vulnérables.