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Héros de la santé au Burkina Faso : le dr seydou coulibaly tire sa révérence après 4 ans

Un leadership visionnaire au service de la santé publique au Burkina Faso

Ouagadougou — Après quatre années marquantes à la tête de la délégation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Burkina Faso, le Dr Seydou Coulibaly quitte ses fonctions, laissant derrière lui un héritage professionnel exceptionnel. Son mandat a été rythmé par une vision stratégique, un engagement sans faille pour la santé publique et une dynamique de collaboration renforcée avec les acteurs locaux et internationaux.

Des résultats concrets grâce à une mobilisation financière inédite

Dès son arrivée, le Dr Coulibaly a placé la mobilisation des ressources au cœur de sa stratégie. Avec ses équipes, il a réussi à lever plus de 42 millions de dollars américains, combinant soutiens bilatéraux et contributions multilatérales. Cette manne financière a permis de concrétiser des projets ambitieux en phase avec les priorités sanitaires du pays.

« Ces fonds ont renforcé notre capacité opérationnelle et accompagné le gouvernement burkinabè dans ses initiatives pour améliorer la santé des populations », explique-t-il. Les avancées réalisées, désormais tangibles, illustrent l’impact d’une gestion rigoureuse et ciblée.

Une collaboration renforcée avec les autorités sanitaires

La synergie entre l’OMS et le ministère de la Santé du Burkina Faso a atteint un niveau jamais vu. Lors de la visite du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique en mars dernier, le ministre en charge de la Santé, le Dr Lucien Robert Kargougou, a salué la qualité de ce partenariat et le leadership du Dr Coulibaly. « Vous avez un représentant d’exception », a-t-il souligné, reconnaissant ainsi l’efficacité de cette collaboration.

Cette alliance a permis de déployer des solutions innovantes et de répondre aux défis sanitaires avec une réactivité accrue, consolidant la position du Burkina Faso dans la région.

Une approche humaine et inclusive au service des équipes

Le Dr Coulibaly a instauré une méthode de travail centrée sur l’humain, où chaque collaborateur se sent écouté et valorisé. « Mon objectif était de créer un environnement où chacun peut donner le meilleur de lui-même », confie-t-il. Cette philosophie a favorisé la cohésion d’équipe et boosté la performance, même dans des contextes complexes.

Les témoignages de ses proches collaborateurs en attestent. Hortense Meda-Traoré, son assistante, souligne son humilité et sa capacité à inspirer confiance : « Grâce à son écoute et à la liberté qu’il m’a accordée, j’ai pu accomplir mes missions avec sérénité et efficacité. »

Pour le Dr Moyenga Laurent, expert en maladies transmissibles et non transmissibles, le Dr Coulibaly se distingue par sa transparence et son accompagnement sans faille. « Son soutien a été déterminant dans la lutte contre les maladies et dans la mise en œuvre de projets stratégiques, comme le WHO PEN ou le plan national de lutte contre le paludisme », précise-t-il.

Un impact durable sur les programmes et partenariats

Le Dr Coulibaly a joué un rôle clé dans la coordination des acteurs sanitaires, facilitant le dialogue entre les différents partenaires et maximisant l’impact des programmes communs. Maurice Azonnankpo, Coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies au Burkina Faso, rend hommage à son engagement constant : « Votre sens du collectif et votre collaboration ont renforcé notre action commune, aboutissant à des résultats remarquables pour les populations. »

Seibou Coulibaly, Vice-président de la Coordination nationale des subventions du Fonds mondial, ajoute : « Votre professionnalisme et votre dévouement ont été déterminants pour les avancées réalisées ces dernières années. Le partenariat que vous avez construit est un modèle. »

Un héritage à préserver et des ambitions pour l’avenir

Alors qu’il s’apprête à rejoindre le Hub de Dakar, dédié à la gestion des urgences sanitaires en Afrique de l’Ouest, le Dr Coulibaly adresse un message d’espoir et d’encouragement. Il insiste sur la nécessité de consolider les acquis, d’innover davantage et de renforcer les ressources humaines pour assurer la pérennité des actions.

« Nous avons accompli un travail remarquable, mais le chemin vers une santé universelle est encore long. Il faut préserver cette dynamique, optimiser les ressources disponibles et cultiver une culture de collaboration et d’écoute au sein des équipes », déclare-t-il.

Son passage au Burkina Faso restera gravé dans les annales de l’OMS. Pour ses collègues, son impact se mesurera à l’aune des programmes qu’il a soutenus et des équipes qu’il a inspirées, bien au-delà de son départ.