Fonds politiques : Elimane Pouye dément les accusations contre Ousmane Sonko
Un démenti catégorique sur l’utilisation des fonds publics
Elimane Pouye, directeur général de la SOGEPA (Société de Gestion et d’Exploitation du Patrimoine Bâti de l’État), a pris position pour clarifier les débats entourant l’attribution des fonds politiques au Sénégal. Dans une tribune publiée récemment, il rejette avec fermeté l’idée qu’Ousmane Sonko serait le seul ancien Premier ministre à en avoir bénéficié. Pour lui, cette affirmation, dépourvue de fondement vérifiable, mérite d’être nuancée.
Des budgets comparables pour plusieurs Premiers ministres
L’auteur de la tribune rappelle que les crédits attribués à la Primature entre 2023 et 2025 suivent une nomenclature globalement identique pour chaque exercice budgétaire. Les variations observées s’expliqueraient principalement par des réorganisations administratives, telles que le rattachement ou le détachement de certains services publics. Selon lui, ces ajustements ne justifient en rien une focalisation exclusive sur la situation d’Ousmane Sonko.
Elimane Pouye souligne que la véritable innovation dans ce débat réside dans la reconnaissance publique, par Ousmane Sonko, de l’existence de ces fonds politiques au sein du budget de la Primature. Il a également communiqué sur leur enveloppe et leur usage général, ce qui ouvre la voie à une discussion plus transparente sur leur gestion.
Une question de transparence avant tout
Dans sa prise de parole, le DG de la SOGEPA insiste sur l’importance d’un débat démocratique axé sur des arguments concrets plutôt que sur des spéculations. Pour lui, la priorité doit être donnée à la transparence dans l’utilisation des deniers publics. Il rappelle que les fonds politiques, comme toute ressource publique, devraient pouvoir être discutés de manière informée, à condition que les échanges s’appuient sur des données vérifiables.
Il va plus loin en soulignant que les parlementaires et le chef de l’État ont déjà exposé leurs positions sur ce sujet. Il encourage ainsi un dialogue contradictoire entre les différents acteurs politiques, afin de faire avancer la démocratie et l’État de droit au Sénégal.
Éviter les clivages stériles
Elimane Pouye met en garde contre les tentatives de certains acteurs politiques visant à exploiter ce débat pour raviver d’anciennes divisions. Pour lui, il est essentiel de recentrer la discussion sur les enjeux réels, à savoir l’utilisation responsable des fonds publics et la nécessité d’une gestion rigoureuse de l’argent des contribuables.
En conclusion, il défend la vitalité du débat institutionnel sénégalais, tout en appelant à une approche constructive et factuelle pour aborder cette question sensible.
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