Cotonou : une cantine moderne booste hygiène et sécurité des vendeuses ambulantes
Un défi de taille pour les acteurs portuaires
Comment concilier activité économique informelle et impératifs d’hygiène tout en sécurisant les vendeuses et leurs clients sur le site portuaire ?
Une solution innovante portée par le Port Autonome
Face à des conditions de travail précaires pour les revendeuses alimentaires et des risques sanitaires élevés, le Port Autonome de Cotonou a engagé une démarche collective. Grâce à des échanges approfondis avec les parties prenantes, une infrastructure moderne a été conçue pour remplacer les emplacements informels. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer l’engagement social et environnemental de l’autorité portuaire envers les communautés riveraines.
La cantine portuaire, un modèle de réussite sociale et économique
Depuis plusieurs années, le Port Autonome de Cotonou s’investit dans des projets de modernisation et d’inclusion pour les populations voisines. En 2024, une infrastructure de plus de 3000m² a vu le jour, abritant 98 stands équipés de cuisines fonctionnelles, d’accès à l’eau courante et à l’électricité. Ces équipements remplacent les anciens points de vente informels situés en bordure de route, exposés aux intempéries et aux dangers de la circulation.
Avant cette transformation, les revendeuses ne pouvaient ni préparer ni réchauffer leurs plats sur place, ni disposer de sanitaires appropriés. Aujourd’hui, elles bénéficient d’un environnement de travail sécurisé et hygiénique, leur permettant de servir une clientèle diversifiée incluant employés du port et habitants du quartier. Les stands sécurisés facilitent également la gestion des stocks, offrant une stabilité financière accrue aux commerçantes.
Ce projet, d’un investissement supérieur à 600 millions de FCFA, a été mené avec une approche participative impliquant toutes les parties concernées. Les premiers retours sont encourageants : une hausse de 20 % des ventes a été enregistrée, tandis que les données recueillies permettront d’évaluer l’impact sur la réduction des incidents et des déchets. L’objectif ultime est de faire de ce modèle un exemple de développement durable et inclusif pour les zones portuaires africaines.