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Actualités du Burkina Faso : politique, sécurité, économie et société, sans compromis éditoriaux.

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Politique

Yaya fofana s’adresse aux jeunes ivoiriens pour une Côte d’Ivoire de travail et de rigeur

Abidjan — À l’occasion des célébrations du 7 août, marquant les 66 ans de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) a livré un message fort aux jeunes générations. Yaya Fofana, figure majeure du parti, a appelé les Ivoiriens à embrasser les valeurs du travail, de la formation, de la discipline et de la rigueur pour bâtir une nation prospère et unie.

Un hommage vibrant à l’histoire et aux forces vives du pays

Le 7 août 1960, sous l’impulsion visionnaire du Président Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire accédait à la souveraineté internationale. Soixante-six ans plus tard, le pays célèbre cette étape historique en réaffirmant son engagement envers un avenir commun. Le MFA, par la voix de Yaya Fofana, a salué la diversité du peuple ivoirien, ainsi que la contribution inestimable de la diaspora.

Un hommage particulier a été rendu aux figures emblématiques de l’indépendance, notamment Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié, ainsi qu’à tous ceux qui ont œuvré, de près ou de loin, à l’unité nationale. Le thème retenu pour cette édition, « Forces de Défense et de Sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement », a été l’occasion de mettre en lumière le rôle crucial des armées, de la gendarmerie, de la police et des autres corps de sécurité. Leur engagement constant, notamment dans la lutte contre le terrorisme au nord du pays et lors des processus électoraux récents, a été salué sans réserve.

Yopougon, symbole d’une nation unie et réconciliée

Le choix de Yopougon comme lieu des cérémonies officielles n’est pas anodin. Cette décision politique souligne une vérité fondamentale : la Côte d’Ivoire est une nation sans frontières hostiles. Qu’importe la région, qu’importe l’ethnie, le pays doit rester uni sous une même bannière. Que ce soit à Daloa, Korhogo, San-Pédro, Bondoukou ou Odienné, c’est le même idéal qui doit animer chaque Ivoirien : celui d’une République indivisible.

De l’indépendance politique à la souveraineté économique

L’indépendance politique conquise en 1960 doit aujourd’hui se traduire par une souveraineté réelle dans tous les domaines. Le MFA plaide pour une transformation locale accrue, avec un objectif ambitieux : atteindre 50 % de transformation du cacao et 40 % de celle de l’anacarde d’ici 2030. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie industrielle nationale visant à renforcer l’autonomie économique du pays. La souveraineté du XXIe siècle doit également être numérique et médiatique, afin que la voix de la Côte d’Ivoire soit entendue et respectée au-delà de ses frontières.

Justice sociale : la croissance doit se ressentir au quotidien

Si les performances macroéconomiques de la Côte d’Ivoire sont reconnues, le MFA rappelle que la véritable mesure de la réussite se trouve dans le quotidien des citoyens. L’accès à un logement décent, à l’éducation, à la santé et à un pouvoir d’achat stable doit être une priorité absolue. Parmi les propositions phares, on retrouve la construction de 200 000 logements accessibles d’ici 2030, la création de 500 000 emplois formels pour les moins de 35 ans, et la protection du secteur informel, qui fait vivre une grande partie de la population. Le MFA propose également la création d’un ministère dédié aux petites et moyennes entreprises (PME) pour soutenir cet écosystème vital.

Transmission générationnelle et refondation institutionnelle

Le renouvellement générationnel est au cœur des préoccupations du MFA. L’engagement pris par le Président de la République en décembre 2025 d’ouvrir cette transmission doit se concrétiser par des actions tangibles : ouverture des instances aux cadres formés depuis 2011, féminisation des responsabilités, et préparation méthodique de la relève. Une commission électorale reconstruite selon le principe des trois tiers (administration, forces politiques, société civile) est également envisagée pour garantir des élections apaisées. Le MFA insiste sur une idée centrale : la Côte d’Ivoire a besoin de continuateurs, pas d’héritiers.

L’houphouëtisme, une doctrine de rassemblement et de progrès

Le MFA réaffirme avec force que « l’houphouëtisme véritable ne divise pas ». Cette doctrine, fondée sur l’écoute, le pardon et la construction collective, doit servir de socle à l’unité nationale. Toutes les composantes de la société ivoirienne — Malinkés, Dioulas, Sénoufos, Baoulés, Bétés, Agnis, Attiés, Guérés, Peulhs, Krobous — forment une mosaïque indivisible, dont chaque fragment contribue à la richesse du pays.

Le MFA au sein du RHDP : une fidélité active et exigeante

En tant que membre fondateur du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le MFA se distingue par une fidélité à la fois active et réformatrice. Cette allégeance, héritée de Félix Houphouët-Boigny et transmise par Henri Konan Bédié, est aujourd’hui portée aux côtés du Président Alassane Ouattara. Elle se manifeste par des idées constructives, des propositions audacieuses, et, lorsque nécessaire, des avertissements fraternels. Le MFA a toujours payé le prix de son engagement militant et de sa discipline politique pour la construction du RHDP, et il continue de revendiquer sa pleine réhabilitation au sein des instances dirigeantes du parti. Cette démarche n’est pas une quête de positions, mais une exigence de mémoire, de cohérence et de justice interne.

Le MFA reste déterminé à servir le RHDP avec loyauté, en apportant sa part de fidélité doctrinale, son exigence de réforme et son ancrage dans les régions comme dans la jeunesse. Servir le RHDP, pour le MFA, c’est avant tout servir la Côte d’Ivoire.

Un appel solennel à la jeunesse, à la diaspora et à l’Afrique de l’Ouest

À la jeunesse ivoirienne, majoritaire dans le pays, le MFA lance un message clair : « Vous n’êtes pas les spectateurs du défilé du 7 août, vous en êtes les héritiers et les acteurs. Choisissez le travail, la formation, la discipline, la rigueur. Choisissez la Côte d’Ivoire ».

À la diaspora, prolongement de la Nation sur tous les continents, le MFA plaide pour une politique publique ambitieuse d’intégration. Parmi les mesures proposées : une bancarisation transfrontalière, un régime fiscal incitatif pour l’investissement productif, un accès équitable aux appels d’offres publics, et une représentation politique adaptée.

La Côte d’Ivoire occupe une place centrale dans une Afrique de l’Ouest unie. Le MFA appelle à une CEDEAO renouvelée, capable de renouer un dialogue fraternel avec les États sahéliens frères, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’intégration ouest-africaine n’est pas un luxe diplomatique, mais une condition essentielle de survie économique et sécuritaire pour la région.

Une prière pour la Nation et un serment renouvelé

« L’indépendance est un serment », rappelle Yaya Fofana. Ce serment est prêté une nouvelle fois à la mémoire des aînés, à l’exigence des enfants, et à l’espérance des générations futures. Aux soldats tombés au champ d’honneur, à leurs familles, aux blessés et aux vétérans, le sacrifice n’est pas oublié. Aux femmes ivoiriennes, piliers silencieux de la Nation, le courage est une boussole.

Le MFA n’a qu’une ambition : rendre à la Côte d’Ivoire ce qu’elle nous a donné, une République debout, une fraternité vivante, un avenir partagé. Telle est la part du serment national que chacun doit porter.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. Que Dieu bénisse ses Forces de Défense et de Sécurité. Que Dieu bénisse ses filles et ses fils, ici et à l’étranger.