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Visite ministérielle au Mali après une attaque terroriste meurtrière

Une délégation gouvernementale au cœur de l’épreuve pour Bandiagara

Une mission officielle conduite par le ministre d’État chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général Ismaël Wagué, s’est rendue à Bandiagara, dans le centre du Mali, pour apporter un soutien concret aux populations frappées par une attaque terroriste d’une extrême violence. Ce déplacement, survenu le 11 mai 2026, fait suite à l’assaut perpétré le 6 mai contre les villages de Kori-Kori et Gomossogou, situés dans le cercle de Bankass.

Un geste symbolique et matériel pour les victimes

À l’occasion d’une cérémonie solennelle organisée au gouvernorat régional, la délégation a officiellement présenté les condoléances de l’État malien. En signe de solidarité, elle a remis aux populations affectées une aide d’urgence composée de 25 tonnes de mil, 25 tonnes de riz et une enveloppe financière de 20 millions de FCFA. Ces mesures visent à atténuer l’impact de cette tragédie qui a laissé des centaines de familles endeuillées et des infrastructures détruites.

Le ministre Ismaël Wagué a réaffirmé l’engagement inébranlable des autorités de transition à mettre un terme définitif aux violences dont sont victimes les civils à travers tout le pays. Son discours s’est conclu sur un vibrant appel à l’unité nationale, soulignant que la cohésion sociale était le seul rempart contre les menaces actuelles.

Des accusations et des tensions persistantes

Les autorités maliennes attribuent cette attaque aux combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cependant, aucun bilan officiel n’a encore été rendu public, malgré les déclarations des dozos de Dana Ambassagou, qui évoquent plus de 60 morts, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels.

Youssouf Toloba, chef de cette milice, a expliqué que les villages ciblés avaient été frappés après avoir refusé de signer des accords de paix avec des groupes armés. De son côté, Noël Tessougué, sous-chef des dozos, a averti que ces milices ne toléreraient plus aucune entente entre les villages et les combattants du JNIM, promettant une réponse ferme à ces alliances perçues comme une trahison.

Cette visite ministérielle s’inscrit dans un contexte où la sécurité au Mali reste une préoccupation majeure, alors que les attaques terroristes et les conflits intercommunautaires continuent de fragiliser la stabilité du pays.