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Vers des frappes américaines contre le JNIM au Mali ?

Vers des frappes américaines contre le JNIM au Mali ?

Saleh Mwanamilongo

L’administration du président Donald Trump envisagerait des frappes militaires au Mali contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le JNIM, affilié à Al-Qaïda. Aucune décision n’a encore été prise, mais cette option divise déjà les responsables américains. Et sur le terrain, au Mali, les réactions sont aussi partagées.

Cet groupe armé est considéré aujourd’hui comme le groupe jihadiste le plus puissant du Sahel. Washington estime que la menace dépasse désormais les frontières du Mali et s’étend vers plusieurs pays côtiers d’Afrique de l’Ouest.

Ce que certains Maliens en disent

Selon les autorités américaines le partenariat sécuritaire entre Bamako et la Russie n’a pas permis d’enrayer la progression des groupes armés. Le Pentagone refuse toutefois de confirmer ces discussions et aucune décision officielle n’a été annoncée.

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Mais les Maliens sont partagés sur une éventuelle intervention militaire américaine sur leur sol.

Les avis sont partagés sur une éventuelle intervention militaire américaine.<span class="copyright">AFP</span> » loading= »lazy » width= »960″ height= »540″ decoding= »async » data-nimg= »1″ class= »rounded-lg » style= »color:transparent » src= »https://s.yimg.com/lo/mysterio/api/795a8cf6c3de270b227eeec25babfc45d3d39d91f4968eed906f5e183f3d134c/lightyear_networkapi/resizefill_w960;quality_80;format_webp/https:%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Ffr%2Fdeutsche_welle_fr_953%2F635ea7f7d23e5f419a220175b76e260a »><button aria-label=

« Tout ce qui va nous apporter quand même la paix, c’est à dire sur toute l’étendue du territoire, de Kaye jusqu’à Kidal, est la bienvenue. Que ce soit les Etats-Unis ou d’autres partenaires, ils sont les bienvenus » estime un Bamakois.

« C’est vrai que nous avons les forces russes qui sont déjà présentes sur notre sol, les Américains aussi veulent venir. Moi je mettrais tout cela dans le cadre de la diplomatie » explique un autre pour qui les « autorités savent mieux que quiconque ce qui est bien pour les populations ou ce qui nous est préjudiciable. »

Il conclut en disant que ce « n’est pas une mauvaise idée, l’option d’une intervention militaire américaine au Mali. »

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Depuis plusieurs années, le Mali est confronté à une dégradation continue de la sécurité malgré le départ des forces françaises et l’arrivée des mercenaires russes.

Les attaques du JNIM se sont multipliées, y compris jusqu’à Bamako, tandis que les organisations de défense des droits humains accusent également l’armée malienne et ses alliés russes d’exactions contre les populations civiles.

Abdoulaye Diop, ministre malien des affaires étrangères et de la coopération internationale s’est exprimé jeudi sur le sujet en marge d’une rencontre autour du salon de la défense et de la sécurité qui se tiendra à Bamako le mois prochain. Selon lui, Bamako attend de voir avec précision la posture que Washington adoptera. Il insiste aussi sur la souveraineté du Mali.

Un possible tournant géopolitique au Sahel

Pour Abdoulmoumouni Abbas, expert en prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent au Sahel et au Lac Tchad , au delà de l’aspect sécuritaire, cette intervention américaine marquerait un tournant géopolitique au Sahel, une région où la Russie a fortement renforcé son influence ces dernières années.

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« Il faut concevoir ce retour des États-Unis, en termes d’intérêt et de ce point de vue là, comme une sorte d’élargissement, par exemple, de leurs capacités opérationnelles pour leur permettre d’avoir une vue d’ensemble sur l’ensemble de l’espace du Sahel et des opérations de lutte contre la criminalité transnationale organisée » explique l’expert.

Mais il rappelle toutefois que « les résultats au Nigeria et de leurs frappes nous interpellent à plus d’un titre ». Selon Abdoulmoumouni Abbas « on a vu que les premières frappes ont manqué véritablement leur cible dans le nord du Nigeria, dans l’État de Sokoto et celui de Kebbi. »

Selon plusieurs sources, les États-Unis ont déjà intensifié leur coopération en matière de renseignement avec Bamako ces derniers mois.