Sonko et Faye : un appel urgent au dialogue pour éviter une crise au Sénégal
Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, invite Bassirou Diomaye Faye à engager un dialogue politique
Dans un geste inédit depuis son éviction du gouvernement le 22 mai, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, désormais à la tête de l’Assemblée nationale, a lancé un appel pressant au président Bassirou Diomaye Faye. Le leader du Pastef a souligné l’importance d’un dialogue politique constructif pour préserver la stabilité du pays, malgré les profondes divergences qui opposent les deux camps.
Sonko dénonce un gouvernement sans légitimité politique
Lors de sa première prise de parole publique depuis son limogeage, Ousmane Sonko a vivement critiqué la composition du nouveau gouvernement formé par le président Faye. Selon lui, cet exécutif « manque cruellement de fondements politiques solides ». « Un pays se gère avec sérieux, un gouvernement doit être crédible », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Dakar. Il a également pointé le déséquilibre des forces institutionnelles, rappelant que le Pastef détient une majorité écrasante à l’Assemblée nationale avec 130 sièges sur 165.
Une main tendue malgré les critiques
Malgré ses réserves sur la légitimité du gouvernement, Ousmane Sonko a assuré que son parti ne chercherait pas à le renverser. « En 72 heures, nous pourrions faire tomber ce gouvernement, mais nous choisissons la stabilité », a-t-il affirmé. Son objectif ? Rassurer les investisseurs et éviter une nouvelle période d’instabilité politique, comparable à celle qui a marqué le Sénégal entre 2021 et 2024. Il a également appelé les jeunes à la modération, insistant sur la nécessité d’une « paix durable », conditionnée par la volonté des deux parties.
Un appel à la raison pour préserver la stabilité nationale
Face aux tensions persistantes entre le président Faye et le leader du Pastef, Ousmane Sonko a insisté sur l’urgence d’un dialogue intelligent et apaisé. « Il est temps d’éviter de replonger le Sénégal dans l’histoire des violences passées », a-t-il lancé, en référence aux crises politiques récurrentes qui ont ébranlé le pays ces dernières années. Il a également dénoncé les provocations visant ses partisans, tout en appelant à la responsabilité collective pour bâtir un avenir serein.