Sénégal : l’élection de Ousmane Sonko à la présidence de l’assemblée nationale bouleverse le paysage politique
Sénégal : l’élection de Ousmane Sonko à la présidence de l’assemblée nationale bouleverse le paysage politique

Ousmane Sonko a marqué un retour remarqué en politique en accédant à la présidence de l’Assemblée nationale du Sénégal. L’ancien Premier ministre a balayé d’un revers de main les critiques sur son limogeage, insistant sur sa « légitimité populaire » et son ancrage dans le paysage politique sénégalais.
Dans un discours mesuré mais ferme, il a rassuré sur ses intentions : pas de « blocage institutionnel », pas de « vendetta personnelle », ni de « chaos » à craindre. Son objectif ? Exercer un « contrôle strict » sur l’action gouvernementale et mobiliser « tous les leviers de contre-pouvoir » en cas de désaccord avec l’exécutif.
Une cohabitation sous tension
Le politologue Ellimane Haby Kane, spécialiste des dynamiques politiques africaines, qualifie cette cohabitation de « inédite ». Selon lui, Ousmane Sonko joue « les apparences » tout en cherchant à « contrôler l’exécutif ». Un jeu d’équilibre délicat, alors que des tensions persistent sur la formation du gouvernement.
Dès son élection, un communiqué du Pastef a révélé des contacts entre la présidence et certains membres du parti pour la composition du futur gouvernement. Mais des conditions ont été posées avant toute participation, confirmant la volonté de Sonko de peser sur les décisions stratégiques.