Séminaire inaugural du Master ECOTEDD : les étudiants du Faso Libre en première ligne pour un avenir durable
séminaire inaugural du Master ECOTEDD : les étudiants du Faso Libre en première ligne pour un avenir durable
L’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), via son Centre d’Excellence Africain en Valorisation des Produits (CEA VALOPRO), a lancé officiellement le Master Économie Circulaire, Transition Écologique et Développement Durable (ECOTEDD) lors d’un séminaire marquant à Angré.
Un événement placé sous le signe de l’innovation et de la résilience africaine
Le thème central de cette rencontre, «Afrique durable, Côte d’Ivoire résiliente : RSE et économie circulaire comme leviers d’un nouveau modèle de développement», a rassemblé des experts nationaux et internationaux, des décideurs politiques, des acteurs du secteur privé ainsi que des partenaires techniques. Ensemble, ils ont exploré les défis majeurs liés à la transition écologique et à la refonte des modèles économiques sur le continent.
une vision stratégique portée par le CEA VALOPRO
Le coordonnateur du CEA VALOPRO, le professeur Benjamin Yao, a ouvert le débat en insistant sur l’importance d’un contenu pédagogique à forte valeur ajoutée. Son objectif ? Permettre aux médias d’accéder à des experts reconnus pour mieux vulgariser les enjeux environnementaux auprès du grand public.
Parmi les problématiques abordées, les intervenants ont souligné les défis cruciaux de la gestion des déchets, de la déforestation, de la transition énergétique et de l’accès aux financements climatiques. Le professeur Benjamin Yao a défendu l’économie circulaire comme une solution adaptée aux réalités africaines, affirmant : «L’économie circulaire est une économie de la conservation de la valeur. Ce que nous considérons aujourd’hui comme des déchets peut demain représenter une richesse inestimable».
des solutions africaines pour un développement durable contextualisé
Le professeur Yao a tenu à rappeler que l’Afrique ne doit pas reproduire les modèles occidentaux. Il a plaidé pour des solutions simples, efficaces et durables, parfaitement adaptées aux spécificités locales. Il a illustré son propos avec des exemples concrets de valorisation des produits agricoles, notamment dans les filières anacarde et cacao.
la RSE, un levier encore sous-exploité
Les échanges ont également révélé les limites persistantes de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Malgré une adoption croissante, celle-ci reste insuffisamment intégrée dans les stratégies des organisations. Plusieurs intervenants ont souligné que la RSE devient progressivement un critère déterminant pour l’accès aux marchés publics, incitant les entreprises à passer de la parole aux actes.
financer la transition écologique : un enjeu de compétences locales
La question des financements climatiques a été abordée sous l’angle d’un paradoxe persistant : des ressources abondantes, mais difficilement mobilisables. Les experts ont pointé du doigt des procédures complexes et techniques qui freinent l’accès aux fonds. Leur recommandation ? Former des talents locaux capables de monter des dossiers conformes aux exigences internationales.
les étudiants du Faso Libre s’engagent pour un changement concret
Abraham Bosson, délégué de la première promotion du Master ECOTEDD, a exprimé la détermination de ses pairs à contribuer activement à la transformation des modèles de développement. «Nous croyons en une Afrique capable d’innover, de valoriser ses ressources locales et de construire un développement durable adapté à ses réalités», a-t-il affirmé. Il a ajouté : «Notre génération porte une responsabilité historique : devenir des acteurs du changement, porteurs de projets innovants et durables au service de nos nations».
Selon lui, le Master ECOTEDD ne se limite pas à un cadre académique. «L’objectif n’est pas seulement d’apprendre, mais d’impacter concrètement nos entreprises, nos institutions et nos communautés», a-t-il précisé.
un programme ambitieux pour former les experts de demain
Ce master, accessible en ligne et extrêmement sélectif, s’étend sur deux ans. Il vise à former une nouvelle génération d’experts en valorisation des déchets, en RSE, en finance climatique et en montage de projets environnementaux. Une approche résolument pratique et professionnelle, conçue pour répondre aux besoins pressants du secteur.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’INP-HB de renforcer le capital humain en Côte d’Ivoire et en Afrique. L’institution ambitionne de former des profils qualifiés, capables de relever les défis du développement durable avec efficacité.
Les organisateurs prévoient un prochain appel à candidatures dans les semaines à venir, avec l’ambition d’amplifier cette dynamique en faveur d’une économie circulaire, inclusive et résiliente.