Sécurité en rdc : bruxelles et Paris alertent leurs ressortissants avant une marche contestée
Les ambassades de Belgique et de France à Kinshasa ont diffusé une consigne de prudence collective ce mois-ci. Elles invitent leurs concitoyens résidant en République démocratique du Congo à limiter leurs déplacements et à éviter de circuler le 22 juillet prochain, en prévision d’une mobilisation organisée par l’alliance C64.
Cette mise en garde survient alors que le climat sécuritaire en RDC s’est fortement détérioré ces derniers mois, poussant plusieurs capitales européennes à ajuster leurs conseils aux voyageurs.
des risques sécuritaires documentés par les autorités belges
Le gouvernement belge a officiellement déconseillé tout voyage non essentiel vers la RDC dans sa dernière alerte, publiée début juillet. Les autorités évoquent des événements troublants : une attaque contre leur représentation diplomatique à Kinshasa en janvier 2025, ainsi que des incidents impliquant des drones près de l’aéroport de Kisangani au début de l’année en cours.
Ces signalements reflètent une instabilité politique récurrente, exacerbée par les tensions croissantes entre les forces au pouvoir et les forces d’opposition. La plateforme C64, qui fédère plusieurs mouvements contestataires, multiplie les appels à manifester, souvent contestés par les autorités congolaises.
la France et le canada renforcent leurs mesures
Le ministère français des Affaires étrangères a également actualisé ses recommandations, invitant ses ressortissants à éviter tout déplacement en RDC. Paris cite à la fois l’insécurité persistante et une recrudescence de cas de maladie à virus Ebola sur le territoire congolais.
De son côté, le Canada a instauré une quarantaine de 21 jours pour les voyageurs en provenance de RDC, en réponse à l’épidémie d’Ebola. Cette mesure sanitaire s’ajoute aux craintes sécuritaires et complique davantage les échanges avec le pays.
une coordination diplomatique renforcée
Pour les ressortissants français et belges présents sur place, ces consignes s’inscrivent dans une stratégie de protection accrue. La Belgique, ancienne puissance coloniale, entretient des liens diplomatiques et économiques étroits avec la RDC, justifiant une attention particulière à la sécurité de ses ressortissants.
La France, quant à elle, compte une communauté significative à Kinshasa, notamment dans les domaines de la coopération, de l’aide humanitaire et des affaires. Les deux pays harmonisent régulièrement leurs communications sur les zones à risque en Afrique centrale.
Les ambassades n’ont pas précisé la durée de ces restrictions, mais elles devraient être réévaluées après la manifestation prévue le 22 juillet, une fois la situation analysée par les services consulaires sur place.