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Réforme juridique au Bénin : un comité pour moderniser l’état de droit

Le Président Wadagni lance une réforme ambitieuse pour moderniser le droit béninois

Dans un élan historique pour le Bénin, le Chef de l’État, Romuald Wadagni, a officiellement installé le Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée de transformer l’appareil juridique national en un levier stratégique pour le développement et l’attractivité du pays. La cérémonie, tenue au Palais de la Marina, a réuni l’ensemble des hautes autorités de l’État, marquant ainsi l’importance capitale de ce chantier institutionnel.

Une instance née d’une ambition de long terme

La création de cette commission s’inscrit dans la continuité des réformes structurelles engagées par le gouvernement. Officialisée en Conseil des ministres le 15 octobre 2025, elle répond à un besoin criant de modernisation du cadre juridique béninois. Pour piloter cette institution clé, un Comité permanent a été nommé le 1er juillet 2026. Placé sous la présidence de Noël Gbaguidi, il compte parmi ses membres Djidjouè Gboyou (Vice-président) et Igor Guedegbe (Rapporteur), tous trois reconnus pour leur expertise juridique et leur engagement en faveur d’une justice moderne.

Les missions attribuées à ce comité sont multiples et ambitieuses. Elles incluent la veille législative, l’étude prospective des textes, l’accompagnement des institutions publiques dans la rédaction de normes exigeantes, ainsi que la transposition et l’application du droit communautaire africain. L’objectif ? Créer un environnement juridique clair, cohérent et adapté aux défis contemporains.

Dépoussiérer le droit pour libérer le potentiel du Bénin

Lors de son discours, le Président Wadagni a insisté sur l’urgence de réformer un arsenal juridique parfois en décalage avec les réalités socio-économiques du pays. Romuald Wadagni a souligné la nécessité d’éliminer les dispositions obsolètes et de combler les lacunes juridiques qui freinent la croissance. Dans un monde en mutation rapide, un droit inadapté devient un obstacle à la compétitivité et à la stabilité.

Le Chef de l’État a également mis en avant l’importance de la sécurité juridique comme fondement de la confiance des citoyens et des investisseurs. Pour lui, la réforme n’est pas qu’une question technique : elle est un outil au service du développement national. « Le droit doit devenir un accélérateur de notre essor économique et social », a-t-il déclaré, appelant à une refonte stratégique des normes pour anticiper les mutations futures.

Un droit au service du développement et de l’innovation

La vision portée par cette réforme dépasse le cadre traditionnel de la justice. Elle vise à faire du droit un levier pour répondre aux grands enjeux du Bénin : transition écologique, modernisation agricole, gestion de l’urbanisation et encadrement des nouvelles technologies. En dotant le pays d’un cadre réglementaire moderne, le gouvernement entend renforcer son attractivité économique et simplifier les démarches administratives.

Pour les investisseurs, nationaux comme internationaux, un droit prévisible et harmonisé réduit les risques et favorise les projets d’envergure. Pour les citoyens, il garantit une meilleure protection environnementale et sociale. Enfin, pour l’État, il permet d’accélérer la mise en œuvre des infrastructures et des politiques publiques.

Une réforme inclusive pour une légitimité renforcée

Conscient de l’ampleur du défi, le Président a insisté sur la nécessité d’une approche participative. Le Comité permanent est invité à collaborer avec un large éventail d’acteurs : universitaires, magistrats, avocats, représentants de la société civile et experts sectoriels. Seule une concertation élargie permettra de produire des normes légitimes, efficaces et adaptées aux réalités du terrain.

Le gouvernement s’est engagé à soutenir pleinement cette initiative, en mettant à disposition les ressources logistiques, techniques et financières nécessaires. L’objectif est clair : faire du droit un pilier de la transformation du Bénin, au service de tous ses citoyens et de son avenir.