Ousmane Sonko : le FDR exige l’invalidation de son siège de député
Ousmane Sonko : le FDR exige l’invalidation de son siège de député
Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) monte au créneau contre la présence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. La coalition politique dénonce une situation qu’elle juge contraire à la Constitution et au Code électoral, exigeant l’annulation immédiate de son mandat de député.
Un siège de député contesté sur le plan juridique
Dans une déclaration publiée hier, les dirigeants du FDR ont qualifié la présence d’Ousmane Sonko à l’hémicycle de « violation flagrante des textes fondamentaux ». Selon eux, les procédures ayant permis son retour à l’Assemblée nationale s’appuient sur une interprétation erronée des règles électorales et constitutionnelles.
La coalition rappelle que 147 partis et mouvements politiques avaient déjà dénoncé cette situation dès le 24 mai dernier. Elle salue par ailleurs l’initiative des députés de l’opposition qui ont saisi le Conseil constitutionnel pour contester la légalité du processus ayant conduit à l’élection de Sonko comme député.
Les arguments juridiques du FDR contre Ousmane Sonko
Au cœur de la polémique figure l’article LO172 du Code électoral, qui stipule qu’un ministre élu député doit démissionner de ses fonctions gouvernementales dans un délai de huit jours sous peine de perdre son mandat parlementaire. Le FDR soutient qu’Ousmane Sonko n’a pas respecté cette obligation, rendant son élection illégale.
La coalition rejette également la modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qu’elle considère comme une tentative de contourner les lois organiques. Pour le FDR, seules les lois organiques sont habilitées à régir les conditions de retour d’un membre du gouvernement à l’Assemblée nationale. Il exige donc l’annulation de l’acte ayant permis l’installation de Sonko et demande aux autorités compétentes de tirer les conséquences juridiques de cette situation.
Une mobilisation citoyenne et politique en marche
Le FDR appelle à une large mobilisation des acteurs politiques, des mouvements citoyens et de la société civile pour défendre les institutions républicaines. La coalition dénonce une « tentative de coup d’État parlementaire » de la part du parti Pastef et affirme que son combat dépasse les clivages partisans.
Elle rejette les déclarations d’Ousmane Sonko établissant un lien entre la saisine du Conseil constitutionnel et une volonté présumée du président de la République de l’écarter de la scène politique. Pour le FDR, l’enjeu est avant tout la préservation de la démocratie et du respect des lois.
Le Conseil constitutionnel saisi pour trancher
La haute juridiction est désormais en première ligne pour trancher ce différend. Sa décision est attendue avec impatience par l’opposition comme par la majorité, dans un contexte où les tensions autour de l’interprétation des règles entre le gouvernement et l’Assemblée nationale n’ont cessé de s’intensifier.