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Politique

Ousmane Sonko interpelle le président Bassirou Diomaye Faye sur la caisse noire à Touba

À Touba, Ousmane Sonko s’en prend au président Bassirou Diomaye Faye

Lors des « 48 heures de Pastef » à Touba, Ousmane Sonko a vivement critiqué la gestion de la « caisse noire » présidentielle par le président Bassirou Diomaye Faye. Le leader de Pastef a clairement affirmé que son mouvement ne dépendait pas des fonds publics, prônant un financement basé exclusivement sur les cotisations de ses militants.

À l’occasion de l’événement politique majeur de Pastef organisé dans la ville sainte de Touba, Ousmane Sonko a renouvelé ses critiques à l’encontre du président Bassirou Diomaye Faye. Le point de discorde principal demeure la gestion de la « caisse noire » de la présidence. En détaillant le modèle de financement de son parti, le président de Pastef a fermement souligné que sa formation politique n’utilisait, selon ses dires, aucune ressource de l’État pour ses diverses activités.

« Pastef n’est pas un parti qui puise dans les fonds de l’État pour financer ses initiatives. Cela est jugé illicite chez nous », a-t-il affirmé devant une foule de partisans. Cette déclaration fait directement écho aux tensions persistantes entre les deux figures politiques concernant l’utilisation des fonds présidentiels. Depuis plusieurs semaines, Ousmane Sonko remet en question l’existence même de ce fonds, le considérant en contradiction avec les principes de transparence et de bonne gouvernance qu’ils avaient tous deux défendus avant leur accession au pouvoir.

Sans nommer explicitement le chef de l’État à Touba, Ousmane Sonko a laissé entendre que ces ressources pourraient être mobilisées pour renforcer une base politique en vue de futures échéances électorales. Il a réitéré que Pastef privilégiait, pour sa part, un financement éthique basé sur les cotisations et les contributions volontaires de ses membres. Le président de Pastef a également adressé une réplique cinglante aux détracteurs du succès de la campagne de vente des cartes de membre de son parti. Qualifiant certains responsables politiques d’« aigris », il a lancé en wolof : « s’il n’y a pas de mort, dina am blessé », une expression imagée pour signifier que ses opposants politiques ne sortiront pas indemnes face à la montée en puissance et à l’influence croissante de Pastef.

Ousmane Sonko