Nouveau président Bénin : Romuald Wadagni trace sa feuille de route

Romuald Wadagni, 49 ans, a remporté une victoire historique lors du scrutin présidentiel du 12 avril, en obtenant 94 % des suffrages. Son adversaire unique, Paul Hounkpe, n’a pu rivaliser face à cette marge écrasante. À la suite de cette défaite, le camp de Hounkpe a choisi de s’allier avec la majorité parlementaire.
Une cérémonie d’inauguration marquée par la présence de figures clés
Plus de 6 000 personnalités ont assisté à l’investiture du nouveau chef de l’État. Parmi les invités figuraient des responsables d’institutions étatiques, des membres de l’autorité constitutionnelle, des représentants diplomatiques ainsi que les anciens présidents Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi. La présence du Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine a également retenu l’attention, symbolisant une volonté de renforcer les liens entre les deux nations après une période de tensions.
Des engagements forts pour l’avenir du Bénin
Conformément à la Constitution révisée en 2025, le mandat présidentiel passera de 5 à 7 ans, tout en maintenant la limite de deux mandats. Romuald Wadagni devient ainsi le cinquième président du Bénin depuis le début des réformes démocratiques en 1990.
Lors de son discours d’investiture, en présence de la présidente de la Cour constitutionnelle, Dorothe Sossa, Wadagni a réaffirmé sa détermination à protéger les institutions, à préserver la paix et à renforcer l’unité nationale. Il a ajouté : « Le Bénin ne cédera ni à la peur ni à la complaisance. Le gouvernement agira avec rigueur contre toute menace pesant sur la sécurité et la cohésion du pays. »
Parmi ses priorités, le nouveau président a également évoqué l’amélioration des relations avec les pays voisins, notamment ceux dirigés par des régimes militaires comme le Niger et le Burkina Faso.
Un parcours marqué par l’expertise économique
Arrivé au pouvoir dans un contexte de croissance économique soutenue, mais aussi de défis sociaux et sécuritaires, Romuald Wadagni apporte une expérience solide en matière de gestion publique. Avant de se lancer en politique, il a exercé au sein de Deloitte, l’un des cabinets d’audit les plus renommés au monde.
Depuis son entrée en politique aux côtés de l’ancien président Patrice Talon en 2016, il a occupé des postes clés, notamment celui de ministre de l’Économie et des Finances, puis de ministre principal. Sous sa direction, les réformes fiscales ont permis de réduire le déficit budgétaire à environ 3 % du PIB, consolidant ainsi la stabilité économique du pays.