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Loi électorale 2029 : Bassirou Diomaye Faye positionne Ousmane Sonko pour la présidentielle

loi électorale 2029 : Bassirou Diomaye Faye positionne Ousmane Sonko pour la présidentielle

Le président Bassirou Diomaye Faye a signé un décret présidentiel marquant un tournant politique au Sénégal. La nouvelle loi électorale, adoptée après des débats houleux, pourrait permettre à Ousmane Sonko de se présenter à l’élection présidentielle de 2029, malgré son passé judiciaire.

Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko en discussion au palais présidentiel

Samedi dernier, le chef de l’État a officialisé une réforme majeure du code électoral. Ce texte, perçu comme une manœuvre politique audacieuse, redéfinit les critères d’éligibilité et allège les conséquences des condamnations pénales. Une évolution législative qui, selon les analystes, pourrait lever les obstacles juridiques rencontrés par Ousmane Sonko lors des scrutins précédents.

Ousmane Sonko, Premier ministre et figure incontournable du parti Pastef, avait été privé de ses droits civiques après une condamnation pour diffamation en 2023. Une décision de justice qui l’avait empêché de concourir à l’élection présidentielle de 2024, où il avait soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye. Depuis, les regards se tournent vers 2029, et cette réforme électorale pourrait bien changer la donne.

Un texte électoral sous haute tension politique

L’adoption de cette loi n’a pas été un long fleuve tranquille. Le projet initial, voté le 28 avril par l’Assemblée nationale, avait été renvoyé pour « erreurs matérielles » à la demande du président Faye. Une décision qui avait suscité des remous au sein même du Pastef, certains y voyant une tentative de freiner son adoption. Pourtant, après une seconde lecture le 9 mai, le texte a finalement été promulgué.

Parmi les mesures phares de cette réforme figure la révision des règles encadrant la déchéance des droits civiques. Désormais, sa durée est limitée à cinq ans après l’exécution de la peine, contre une durée indéterminée auparavant. Un changement qui pourrait permettre à Ousmane Sonko de retrouver ses droits électoraux d’ici 2029, malgré sa condamnation de 2023.

Ousmane Sonko : entre parcours judiciaire et ambitions présidentielles

La trajectoire politique d’Ousmane Sonko est marquée par des défis judiciaires. Condamné en appel à six mois de prison avec sursis pour diffamation, il a vu sa candidature à la présidentielle de 2024 invalidée par la Cour suprême. Pourtant, il a continué à jouer un rôle central dans la vie politique sénégalaise en devenant député puis Premier ministre.

Cette réforme électorale intervient dans un contexte de tensions internes au Pastef. Certains responsables du parti accusent Bassirou Diomaye Faye de vouloir instrumentaliser la loi pour servir ses propres ambitions. Une hypothèse qui alimente les spéculations sur l’avenir du duo politique à l’approche de 2029.

Alors que le Sénégal se prépare pour le prochain scrutin présidentiel, cette loi électorale pourrait bien redessiner le paysage politique. Une chose est sûre : Ousmane Sonko, malgré son passé judiciaire, reste un acteur clé dont l’éligibilité future est désormais au cœur des débats.