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Politique

Loi contre l’homosexualité au Sénégal : sonko promet son application stricte

Loi contre l’homosexualité au Sénégal : Sonko garantit son application intégrale

Le Premier ministre sénégalais a confirmé que les nouvelles dispositions légales, renforçant les sanctions contre les actes « contre nature », entreront en vigueur sans délai ni exception.

Rédaction
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Le Premier ministre sénégalais a réaffirmé, lors d’une séance parlementaire, la volonté de son gouvernement de faire respecter une loi controversée.

Ousmane Sonko a évoqué cette mesure lors d’une séance de questions orales à l’Assemblée nationale, précisant que les nouvelles dispositions visaient à protéger les valeurs traditionnelles du pays.

Face aux pressions extérieures, le chef du gouvernement a rappelé que le Sénégal, en tant que nation souveraine, avait le droit de définir ses propres normes sociétales.

« Le peuple sénégalais est souverain. Une immense majorité de nos concitoyens rejette ces pratiques », a-t-il déclaré avec fermeté.

Une réponse aux critiques internationales

La loi, adoptée en mars 2026, a suscité des réactions vives de la part de certaines organisations et personnalités, y compris en Afrique. Ousmane Sonko a dénoncé une forme d’ingérence déguisée.

« Il existe une forme de domination. Nous sommes huit milliards d’humains, mais un petit groupe, que l’on appelle l’Occident, impose ses vues au monde entier par le biais d’une influence médiatique disproportionnée », a-t-il critiqué.

Le Premier ministre a balayé toute idée de suspension ou de moratoire, martelant sa détermination : « Cette loi sera appliquée. »

Des sanctions renforcées

La réforme du code pénal sénégalais, entrée en vigueur après son adoption, durcit significativement les peines pour les « actes contre nature ».

Les nouvelles dispositions élargissent la définition de ces actes, incluant désormais l’apologie et le financement de pratiques prohibées.

Selon le texte, « constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe ». Sont également concernés les actes impliquant des cadavres ou des animaux.

Les sanctions prévues vont de 5 à 10 ans de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA. Ces peines s’ajoutent à celles encourues en cas de viol ou de pédophilie.

Ousmane Sonko

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