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Politique

Loi anti-« actes contre nature » : le Sénégal applique sans compromis un durcissement du Code pénal

Lors d’un échange marqué par une fermeté affichée, le Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé devant les députés que la révision du Code pénal sénégalais, plus communément désignée sous le terme d’« actes contre nature », sera appliquée avec une rigueur totale. Le chef du gouvernement a balayé les contestations venues de l’étranger, affirmant que le texte, fraîchement adopté, ne souffrira d’aucune exception.

Un texte législatif qui marque un tournant répressif

Promulgué en mars 2026, le texte législatif n°2026-08 vient modifier l’article 319 du Code pénal sénégalais, hérité de 1965. Ce durcissement introduit une série de mesures inédites : non seulement les actes visés sont désormais passibles de cinq à dix années de prison, mais les peines sont assorties d’amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA. Le gouvernement a également intégré des dispositions visant à sanctionner l’apologie ou le financement de ces actes, démontrant une volonté de couverture juridique exhaustive.

La souveraineté législative au cœur des débats

Face aux réserves exprimées par certains États occidentaux, Ousmane Sonko a réaffirmé avec force la légitimité du Sénégal à définir ses propres normes sociales. « Le peuple sénégalais n’a pas à recevoir de leçons sur ses choix de société », a-t-il déclaré, soulignant que cette réforme s’inscrit dans une démarche de protection des valeurs locales et de lutte contre des enjeux sanitaires majeurs, comme la propagation du VIH.

Application immédiate : aucun répit pour les opposants

Interrogé sur l’éventualité d’un moratoire, le Premier ministre a été catégorique : le gouvernement ne reculera pas. L’application de la loi sera suivie de près, a-t-il insisté, rappelant que toute disposition légale, une fois adoptée, doit s’imposer à l’ensemble des citoyens, y compris ceux qui l’ont contestée lors des débats parlementaires. Cette position reflète une volonté claire de traduire dans les faits les orientations politiques actuelles.