Le Tchad et l’Algérie lancent les études pour une centrale de 40 MW à N’Djamena
Le paysage énergétique du Tchad franchit une étape décisive grâce à la concrétisation d’un partenariat majeur avec le groupe algérien Sonelgaz. Une mission technique, dirigée par le président-directeur général de Sonelgaz International, Yazid Djellouli, s’est récemment rendue à N’Djamena. L’objectif était de finaliser les détails techniques et le calendrier de mise en œuvre avec les responsables de Tchad-Elec.
Une infrastructure flexible pour sécuriser le réseau de N’Djamena
Ce projet d’envergure porte sur la construction d’une centrale électrique d’une puissance de 40 MW. Sa particularité réside dans sa technologie « tri-combustible », un atout stratégique pour la capitale tchadienne. Ce système permet à l’usine de fonctionner alternativement au gaz naturel ou avec différents combustibles liquides, offrant une souplesse indispensable face aux enjeux d’approvisionnement. Cette polyvalence vise à réduire les coupures de courant et à répondre plus efficacement à une demande énergétique en constante progression.
Coopération Sud-Sud et transfert de savoir-faire
Au-delà de l’aspect purement matériel, cette alliance entre le Tchad et l’Algérie repose sur un partage d’expertise. Sonelgaz, reconnue pour son savoir-faire dans la gestion de grands réseaux en Afrique du Nord, va accompagner la Société Nationale d’Électricité (SNE) du Tchad. Ce soutien technique inclut la maintenance des équipements et la formation des cadres locaux, garantissant ainsi une gestion autonome et durable de la future centrale.
En diversifiant ses sources d’énergie et ses partenaires techniques, le Tchad renforce sa souveraineté économique. La stabilisation du réseau électrique national est perçue comme un moteur essentiel pour attirer les investissements et stimuler la croissance industrielle du pays. Ce projet marque donc une avancée significative vers une indépendance énergétique accrue.