Le Sénégal fait volte-face et appuie la candidature de macky sall à l’ONU
Le Sénégal change de stratégie diplomatique et rallie la candidature de Macky Sall à l’ONU
Le gouvernement sénégalais a annoncé, ce lundi 20 juillet, un revirement de taille dans sa position initiale : le pays apporte désormais son soutien à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette décision inattendue intervient à peine trois jours après une rencontre privée entre l’ancien président et son successeur, Bassirou Diomaye Faye, à Dakar.
Une volte-face diplomatique après des mois de tensions
Jusqu’à présent, Dakar s’était abstenu de soutenir la candidature de Macky Sall, pourtant candidat à la succession d’Antonio Guterres à la tête de l’organisation onusienne. Fin mars, une vingtaine d’États africains, dont le Sénégal, avaient même rejeté sa proposition lors d’un vote au sein de l’Union africaine (UA). Pourtant, c’est bien le Burundi, actuel président tournant de l’UA, qui avait officiellement porté sa candidature.
Les relations entre le pouvoir actuel et l’ex-président s’étaient fortement dégradées depuis avril 2024, date de la prise de fonction de Bassirou Diomaye Faye. Macky Sall est notamment accusé d’avoir ordonné une répression violente des manifestations de l’opposition entre 2021 et 2024, causant plusieurs dizaines de victimes.
Un soutien motivé par une vision partagée du multilatéralisme
Dans un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, le président Bassirou Diomaye Faye justifie ce revirement par une volonté de promouvoir une candidature « au service de l’Afrique et d’un multilatéralisme plus performant ». Le chef de l’État a ainsi ordonné au gouvernement et au réseau diplomatique sénégalais de s’investir pleinement pour défendre cette candidature auprès des autres États membres de l’ONU.
Cette décision intervient quelques jours après la visite de Macky Sall à Dakar, où il a été accueilli par une foule nombreuse. Un accueil qui a suscité de vives critiques de la part de ses détracteurs, lui reprochant notamment de ne pas avoir été transparent sur la gestion de la dette publique sénégalaise, un sujet qui pèse lourd sur l’économie du pays.