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Le Gabon met fin à l’accord de pêche avec l’Union européenne

L’Union européenne se dit prête à discuter des inquiétudes soulevées récemment par Libreville, dans une approche constructive et transparente, a indiqué la délégation de l’UE au Gabon sur Facebook.

En juin 2025, le chef de l’État gabonais Brice Oligui Nguema avait lancé une procédure de rupture unilatérale de ces accords, dénonçant un partenariat qu’il jugeait très inégal et nécessitant une renégociation.

Bruxelles assure être disponible pour élaborer un nouvel accord de partenariat de pêche durable, de nouvelle génération, accompagné d’un protocole d’application mutuellement avantageux, en mettant en avant une vision tournée vers l’avenir pour un cadre modernisé, équilibré et efficace.

Signé initialement en 2007, l’Accord de partenariat de pêche durable (APPD) entre l’Union européenne et le Gabon autorisait les navires européens à pêcher dans les eaux gabonaises.

Le président avait notamment souligné que les revenus tirés de cet accord ne compensent ni la valeur réelle des prises, ni les dépenses engagées par l’État pour la surveillance et le contrôle, ni les pertes de valeur ajoutée dues à l’absence de transformation locale, expliquait le gouvernement en juin dernier dans un compte rendu du conseil des ministres remettant en cause l’accord.

Il avait également critiqué le faible niveau des investissements des partenaires dans le développement local, l’emploi ou le renforcement des capacités nationales, ainsi que les risques accrus de surexploitation des ressources halieutiques, faute de mécanismes communs de transparence et de suivi scientifique, poursuivait le texte.

L’APPD avait été renouvelé plusieurs fois jusqu’en 2021 pour une durée de cinq ans, avec une valeur totale estimée à environ 17 milliards de francs CFA (soit près de 26 millions d’euros), selon les autorités gabonaises.