Le Faso Libre

Actualités du Burkina Faso : politique, sécurité, économie et société, sans compromis éditoriaux.

Le Faso Libre

Actualités du Burkina Faso : politique, sécurité, économie et société, sans compromis éditoriaux.

Actualités

L’africa corps dans le viseur après des frappes mortelles contre des civils au Mali

Des frappes aériennes controversées dans le centre du Mali

Une ONG internationale de défense des droits humains a dénoncé, dans un rapport détaillé, des frappes aériennes attribuées à l’Africa Corps, une entité placée sous l’autorité du gouvernement russe. Selon ses investigations, ces opérations, réalisées le 15 juin 2026, auraient causé la mort de huit civils, dont trois enfants, dans le village de Kyrnia, situé dans la région de Mopti.

L’appareil impliqué, un Soukhoï Su-24 de fabrication russe, aurait ciblé une zone résidentielle, endommageant gravement la maison du chef du village ainsi qu’un marché aux bestiaux. Aucune perte n’a été enregistrée parmi les groupes armés islamistes présents dans la zone. Les autorités locales maliennes n’ont, pour l’heure, formulé aucun commentaire officiel.

Des violations flagrantes du droit international

Dans son communiqué, l’organisation a souligné que ces frappes constituent une violation claire du droit de la guerre. Ce dernier interdit expressément les attaques visant des civils ou des infrastructures non militaires, ainsi que les opérations disproportionnées par rapport à un avantage stratégique escompté. Les enquêteurs ont collecté des preuves via des entretiens avec des témoins, des analyses d’images satellites et des documents visuels fournis par des groupes armés.

« Ces actes s’apparentent à des crimes de guerre », a déclaré une experte de l’ONG, mettant en cause la responsabilité conjointe des autorités maliennes et de leurs alliés russes. Elle a exigé une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces événements et sanctionner les responsables.

Un contexte sécuritaire tendu au Mali

Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une insécurité croissante liée à la présence de groupes terroristes armés. Pour y remédier, les autorités de transition, dirigées par le général Assimi Goïta, ont renforcé leurs partenariats militaires avec la Russie, notamment via le déploiement de l’Africa Corps. Cette décision s’inscrit dans un contexte de retrait des forces françaises et de la MINUSMA, l’une des missions de maintien de la paix de l’ONU.

Les critiques dénoncent une stratégie sécuritaire opaque, où les opérations menées par des acteurs étrangers échappent parfois au contrôle des institutions locales. Les défenseurs des droits humains appellent désormais à une transparence totale et à la fin de l’impunité pour les abus commis en zone de conflit.