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Actualités du Burkina Faso : politique, sécurité, économie et société, sans compromis éditoriaux.

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Gérants de dépôts pharmaceutiques publics : statut et salaires en question au Burkina Faso

Les gérants et caissiers des dépôts pharmaceutiques publics du Burkina Faso ont fait entendre leur voix lors de leur sixième assemblée générale organisée à Ouagadougou. Réunis sous le thème « la résilience des bénévoles au service du peuple », ils ont une fois de plus interpellé les autorités sur leur statut précaire et leurs conditions de travail jugées intenables.

Parmi les participants, Ousmane Bolly, président de l’Union des gérants et caissiers de dépôts pharmaceutiques publics, a rappelé que des milliers d’agents œuvrent depuis des décennies sans cadre professionnel clair. « Certains exercent depuis plus de vingt ans, mais perçoivent des rémunérations inférieures au SMIG », a-t-il dénoncé. L’organisation représente plus de 3 000 membres répartis dans les districts sanitaires du pays.

Un vide juridique exploité par certains employeurs

Le cœur des revendications porte sur l’absence de statut officiel encadrant cette profession. Les responsables de l’Union dénoncent une précarité extrême, notamment des licenciements abusifs en cas de revendications pour de meilleures conditions. Certains agents, par crainte de représailles, évitent même d’afficher leur appartenance à l’organisation.

Des salaires de misère malgré un travail essentiel

Les gérants et caissiers perçoivent des revenus mensuels variant entre 20 000 et 25 000 FCFA, un montant jugé insuffisant pour subvenir aux besoins face à la hausse du coût de la vie. Pourtant, ces professionnels assurent quotidiennement la distribution des médicaments et l’accueil des patients dans des structures sanitaires souvent en tension.

Des démarches répétées sans résultats concrets

Depuis 2020, l’Union a multiplié les initiatives pour obtenir gain de cause :

  • échanges avec les ministères de la Santé et de la Fonction publique ;
  • rencontres avec des responsables de la Présidence du Faso ;
  • participation à des ateliers sur la gestion des structures pharmaceutiques.

Malgré ces efforts, aucune avancée significative n’a été enregistrée. Un recensement complet des membres a été transmis aux autorités, mais aucune réponse concrète n’a suivi. Les responsables appellent désormais à une intervention directe de l’État pour revaloriser cette profession, soulignant que les ressources des dépôts ne suffisent pas à améliorer durablement leurs conditions.

En clôturant l’assemblée, Ousmane Bolly a salué la mobilisation des participants et insisté sur l’urgence d’une réponse des autorités à leurs préoccupations.