Gabon et Union européenne : un dialogue de partenariat renforcé à Libreville
Libreville a accueilli une nouvelle session du dialogue de partenariat entre le Gabon et l’Union européenne, co-animée par Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, et Cécile Abadie, ambassadrice de l’UE. Les débats ont couvert les réformes politiques, les projections économiques, les questions environnementales et les défis régionaux et multilatéraux. L’UE a profité de cette occasion pour appeler à une relation renforcée par la consultation, les engagements financiers et le multilatéralisme.
La session de dialogue, pilotée conjointement par Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, et Cécile Abadie, représentante de l’Union européenne au Gabon, a rassemblé de hauts responsables gabonais et les diplomates des États membres de l’UE en poste à Libreville. Au programme des discussions : la conjoncture économique nationale, l’environnement des affaires, l’initiative Global Gateway, la gestion forestière, la pêche responsable, la sûreté en mer, sans oublier les dossiers régionaux et mondiaux.
Prenant la parole, la diplomate européenne a souligné l’urgence d’ajuster les liens afro-européens face à une compétition internationale accrue. « Le monde actuel voit émerger des rapports davantage transactionnels et des rivalités parfois dures. Nos instruments de collaboration doivent évoluer en conséquence », a-t-elle affirmé. Elle a plaidé pour une coopération ancrée sur des avantages réciproques, tout en rappelant l’engagement constant de l’UE en faveur de la paix, de la sécurité, de la bonne administration et de la défense des droits de l’homme.

Abordant la nouvelle ère politique gabonaise issue de la transition, l’ambassadrice a invité à une collaboration pérenne. « Ces échanges permettent de garantir une entente réciproque, d’établir une feuille de route assortie de buts partagés et de stimuler nos méthodes de travail », a-t-elle insisté.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de consolidation des liens entre Libreville et Bruxelles, amorcée par le déplacement du chef de l’État gabonais en Belgique en novembre 2024 et sa présence au sommet UE-UA en 2025.
Les entretiens ont aussi porté sur des crises mondiales comme le conflit en Ukraine, la situation au Proche-Orient et les enjeux sécuritaires africains. À la clôture, les deux délégations ont réitéré leur souhait de continuer le dialogue sur les priorités communes et de mettre en place un mécanisme de suivi concret pour les initiatives de coopération.