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Fatalité à Bamako : deux jeunes abattus près de l’ortm

Fatal clash à Bamako : deux hommes tués près de l’ORTM

Un drame s’est joué à l’aube ce matin dans la capitale malienne. Deux jeunes hommes ont été abattus par des militaires près du siège de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), un site hautement sécurisé de Bamako. L’incident survient alors que la ville tente de se relever d’une série d’attaques simultanées perpétrées dans plusieurs localités du pays.

Fresque représentant l'armée malienne à Bamako en 2026

Un contexte sécuritaire tendu

L’incident s’est produit dans un quartier de Bamako déjà sous haute surveillance. Les barrages militaires, installés suite aux attaques récentes menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) dans sept localités du Mali, dont la capitale, encerclent désormais l’ORTM et un établissement hôtelier de renom. Ces mesures exceptionnelles visent à contrer toute nouvelle menace terroriste.

Vers 5h30 ce matin, deux individus circulant à moto ont tenté de franchir ces points de contrôle. Selon les autorités militaires, ils n’auraient pas obtempéré aux sommations des soldats postés devant le premier barrage. Des tirs de sommation auraient été tirés avant que les deux hommes ne soient abattus.

Des récits contradictoires

Les versions divergent quant aux motivations des deux jeunes hommes. Les autorités évoquent une tentative délibérée de forcer les barrages, tandis que des témoins sur place suggèrent qu’il pourrait s’agir de travailleurs saisonniers se rendant à leur chantier. « Personne n’est autorisé à passer sans autorisation dans cette zone en ce moment. Les accès sont strictement contrôlés, surtout avec les alertes en cours », confie une conductrice anonyme, convaincue que les militaires ont agi dans le cadre de leurs prérogatives.

Seyba, un autre habitant de Bamako, partage une opinion opposée : « Les forces de l’ordre auraient pu neutraliser la moto ou viser les jambes pour les intercepter vivants. Maintenant, nous ne saurons jamais leurs réelles intentions. Même s’ils étaient suspectés de terrorisme, cette issue ne nous éclaire en rien. »

Renforcement des dispositifs sécuritaires

Depuis cet incident, les mesures de sécurité ont été intensifiées autour de l’ORTM, des camps militaires de Bamako et de l’aéroport international Senou. Ce dernier est désormais accessible uniquement aux voyageurs et au personnel autorisé, reflétant l’état d’urgence qui prévaut dans la capitale.

Les autorités n’ont pas communiqué davantage sur les identités des victimes ni sur les circonstances exactes de leur mort, laissant planer un doute persistant sur les véritables tenants et aboutissants de cet événement tragique.