Critique d’Ousmane Sonko par Aldiouma Sow : un virage ‘messianique’ décrié
Aldiouma Sow dénonce le ‘messianisme’ d’Ousmane Sonko après la prise de pouvoir
Les fractures au sein du parti Pastef s’aggravent et révèlent des divergences profondes. Lors de son passage ce 6 juillet 2026 sur les ondes de la TFM, Aldiouma Sow a violemment attaqué Ousmane Sonko, lui reprochant une transformation radicale depuis l’arrivée au pouvoir de sa formation politique.
Un ‘messianisme’ incompatible avec l’idéologie initiale du Pastef
Selon Aldiouma Sow, aujourd’hui porte-parole d’une frange proche du président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko aurait dissimulé son véritable visage pendant ses années d’opposition. Ce n’est qu’après son accession au pouvoir que serait apparue, selon lui, une dérive messianique, qu’il juge en totale contradiction avec les principes fondateurs du mouvement.
Pour l’ancien cadre du parti, les militants ont toujours adhéré à un projet collectif et non à une personnalisation du pouvoir. Il estime que cette évolution représente une rupture avec l’esprit originel du Pastef et aurait précipité Ousmane Sonko dans une impasse politique. Ces critiques s’ajoutent aux attaques répétées de l’opposition contre le parti au gouvernement ces dernières années.
Un soutien à Bassirou Diomaye Faye et une opposition frontale à Sonko
Les prises de parole d’Aldiouma Sow ces dernières semaines confirment son ralliement à la politique du président Bassirou Diomaye Faye. En parallèle, il multiplie les attaques contre Ousmane Sonko, dont les relations avec le chef de l’État sont de plus en plus tendues.
Le président Diomaye Faye a d’ailleurs choisi de quitter le parti Pastef pour créer sa propre formation politique, une décision qui accentue les tensions au sommet de l’État.
Cette intervention télévisée survient dans un contexte de crise politique entre le président et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Une situation qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’équilibre institutionnel du pays.
Contexte et enjeux
Le Pastef, parti au pouvoir depuis 2024, est au cœur d’une remise en cause interne de plus en plus marquée. Les déclarations d’Aldiouma Sow illustrent les fractures idéologiques qui traversent la formation politique, entre ceux qui restent fidèles à l’idéologie originelle et ceux qui soutiennent une ligne plus pragmatique, incarnée par le président Bassirou Diomaye Faye.
Cette crise intervient alors que le pays fait face à des défis économiques et sécuritaires majeurs, rendant la stabilité politique encore plus cruciale.