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Crise politique au Sénégal : sonko tente de calmer les tensions avec faye

Crise politique au Sénégal : Sonko tente de calmer les tensions avec Faye

Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye lors d’un échange politique au Sénégal

Les dernières évolutions politiques au Sénégal suscitent des interrogations sur la stabilité institutionnelle. Alors que la configuration exécutif-législatif divise l’opinion, Ousmane Sonko a choisi de désamorcer les craintes en martelant l’absence de crise majeure.

« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal. Cette nouvelle répartition des rôles n’a rien d’exceptionnel : d’autres pays l’ont connue sans fracas. Le peuple sénégalais a choisi, par suffrage, de confier l’exécutif à une équipe et le législatif à une autre, voire à un groupe distinct. Certes, des divergences existent entre certains acteurs ou courants politiques. Mais aujourd’hui, ce ne sont ni l’État, ni ses institutions, ni sa sécurité, ni sa stabilité qui sont menacés », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a rappelé que, bien qu’aucune déclaration de politique générale ne soit prévue, l’usage recommande une telle allocution pour solliciter la confiance des députés. Ces derniers conservent par ailleurs la possibilité de déposer une motion de censure, à condition de réunir le soutien d’un dixième des élus.

Dans un contexte où les tensions persistent, l’analyste politique Moussa Diaw tempère les craintes d’affrontements directs. « Une confrontation ouverte serait contre-productive, surtout pour Sonko. Cela donnerait l’image d’un blocage systématique de sa part. Je mise plutôt sur une collaboration pragmatique, où chacun respecterait ses prérogatives respectives », estime-t-il.

Malgré ces propos apaisants, des zones de friction subsistent. Les relations avec le Fonds monétaire international (FMI) autour de la gestion de la dette, ainsi que les dossiers judiciaires liés aux violences lors des manifestations politiques, pourraient alimenter les désaccords. En interne, la question des ministres dissidents et du statut de Bassirou Diomaye Faye, toujours président d’honneur du parti, devra être tranchée par le bureau politique.

Autre sujet de vigilance : le calendrier électoral. Sonko a réaffirmé l’engagement à organiser les élections locales en janvier 2027, sans report possible. À ce jour, aucun décret n’a encore été publié pour officialiser cette date.