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Crise alimentaire à Zémio : les groupes armés russes détruisent les réserves de céréales

Une stratégie dévastatrice dans le Haut-Mbomou

Dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine, une nouvelle phase de violence aggrave la crise humanitaire. Les populations locales dénoncent des attaques ciblées contre leurs greniers à grains, attribuées à des groupes armés étrangers. Ces incidents s’inscrivent dans une logique de destruction systématique des ressources alimentaires, privant des milliers de familles de leurs moyens de subsistance.

Des greniers réduits en cendres

Les villages situés autour de Zémio subissent des raids nocturnes, où les stocks de mil, de sorgho et de maïs sont incendiés. Les habitants, sous le choc, décrivent des scènes de pillage où les assaillants emportent également le bétail. « Ils ne veulent pas seulement nous tuer, ils veulent nous affamer », témoigne un cultivateur de la zone, sous couvert d’anonymat.

Une région déjà fragilisée

Le Haut-Mbomou, zone frontalière avec le Sud-Soudan, dépend à 80% de l’agriculture pour sa survie. Les récentes destructions surviennent alors que la région fait face à une insécurité chronique et à des déplacements massifs de population. Les ONG sur place alertent sur le risque d’une famine généralisée si les attaques persistent.

Qui sont les responsables ?

Plusieurs rapports locaux et internationaux pointent du doigt des mercenaires étrangers, souvent appelés « instructeurs », opérant aux côtés des forces gouvernementales. Leur modus operandi inclut désormais des actions de sabotage économique, visant délibérément les infrastructures agricoles. Les autorités centrafricaines n’ont pas encore réagi publiquement à ces accusations.

Un appel à l’aide international

Face à l’urgence, les acteurs humanitaires multiplient les appels à la communauté internationale. Plus de 50 000 personnes pourraient être directement touchées par ces destructions, selon les estimations préliminaires. Les distributions d’aide alimentaire, déjà insuffisantes, risquent d’être encore plus limitées dans les prochaines semaines.

Que faire pour limiter l’impact ?

Les solutions envisagées incluent le renforcement de la sécurité autour des zones de stockage, ainsi que la mise en place de corridors humanitaires sécurisés. Cependant, la priorité reste la cessation immédiate des attaques contre les civils et leurs moyens de production.