Côte d’Ivoire : les domestiques bientôt mieux protégés grâce aux DOMEX Awards
Le gouvernement ivoirien confirme sa volonté de structurer et de reconnaître officiellement le secteur du travail domestique, pilier essentiel de l’économie nationale.
Lors de la première édition des DOMEX Awards, organisée le 16 juin 2026 à Abidjan-Cocody, Maurice Grah, sous-directeur des Études et du Développement de la Sécurité sociale, a réitéré l’engagement des autorités en faveur de cette cause.
Cet événement, porté par Aurée Services et l’Association ivoirienne des acteurs d’agences d’emploi privé (AIAEP), s’inscrit dans une dynamique de soutien à la formalisation du secteur domestique. Il coïncide avec le 15e anniversaire de la Convention n°189 de l’OIT, ratifiée par la Côte d’Ivoire en avril 2025 et entrée en vigueur en 2026.
« Longtemps resté dans l’ombre, le travail domestique souffrait d’un manque de reconnaissance et d’une forte informalité, laissant les travailleurs sans protection sociale », a déclaré Maurice Grah.
Il a rappelé que le gouvernement a placé le travail décent au cœur de ses priorités, concrétisées par la ratification de la Convention n°189, qui accorde aux employés domestiques les mêmes droits que les autres salariés.
Avec l’appui de l’OIT et des partenaires sociaux, plusieurs mesures ont été mises en œuvre : une étude nationale en 2024, l’élaboration de dix référentiels de formation et de certification en 2025, et la préparation d’un cadre réglementaire spécifique (contrat-type, classification professionnelle, grille salariale).
Noëlie Kotty, coordonnatrice nationale du projet AGRIDOM, a salué les progrès réalisés et souligné que les DOMEX Awards permettent de valoriser la contribution des travailleurs domestiques tout en promouvant leurs droits.
Annick Désirée Dogba, fondatrice de l’Association des personnels de maison, a plaidé pour une amélioration des conditions de travail : « Nous souhaitons un vrai changement, car nous faisons face à de nombreuses difficultés. »
Cette première édition a rassemblé des représentants de la CGECI, des syndicats comme DIGNITÉ, des agences d’emploi privées et de nombreux travailleurs domestiques.
