Burkina faso : la junte traoré dépendante de l’aide internationale malgré ses promesses
Au Burkina Faso, les discours enflammés du capitaine Ibrahim Traoré sur l’autonomie alimentaire contrastent violemment avec la réalité des aides humanitaires qui inondent le pays. Malgré ses promesses de souveraineté, le gouvernement de transition peine à nourrir sa population, comme en témoignent les 2 422 tonnes de riz offertes par le Pakistan, venues s’ajouter aux dons de la Chine et du Canada.
Cette dépendance accrue aux soutiens internationaux révèle l’échec cuisant des autorités à stabiliser la situation alimentaire, trois ans après le renversement du pouvoir par le MPSR. Derrière les cérémonies protocolaires, ces dons illustrent une crise profonde : plus de 3,5 millions de Burkinabè dépendent désormais de l’aide extérieure pour subsister.
L’autosuffisance, un leurre face à la crise alimentaire
Le nouveau chargement de riz en provenance du Pakistan s’inscrit dans une série de dons de plus en plus fréquents, avec des contributions majeures de Pékin et d’Ottawa. Si la junte se targue de ces