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Assassinats ciblés au Mali : le Jnim frappe à Tonka dans la région de Tombouctou

Assassinats ciblés au Mali : le JNIM frappe à Tonka, région de Tombouctou

Dans la commune de Tonka, située en bordure de la région de Tombouctou, un nouvel acte de violence a frappé la population. Abdoul Salam Maïga, maître coranique et figure respectée de la communauté, a été enlevé puis exécuté publiquement par des membres armés du JNIM. L’incident s’est produit en pleine journée, dans un lieu fréquenté, sous les yeux de témoins impuissants.

Homme en tenue traditionnelle debout dans une rue animée

Un climat de terreur s’installe dans le Nord du Mali

Les circonstances de l’assassinat d’Abdoul Salam Maïga restent troubles. Selon plusieurs habitants de Tonka, les jihadistes auraient agi en représailles à une supposée collaboration avec les forces maliennes. D’autres évoquent des tensions d’ordre religieux, bien que cette hypothèse soit moins citée. Le JNIM, groupe armé affilié à Al-Qaïda, multiplie les exactions dans cette zone, semant la peur parmi les civils.

« Ils l’ont sorti de son grin et l’ont emmené sous la menace de leurs armes, raconte un témoin. Quand ils sont revenus, il avait les yeux bandés et ils l’ont abattu devant tout le monde. Personne n’a osé intervenir. »

Tonka, épicentre des violences jihadistes

Cette région, déjà endeuillée par d’autres violences, devient un symbole de la répression exercée par les groupes armés. En novembre dernier, Mariam Cissé, une jeune femme connue pour son soutien aux militaires, avait été exécutée en public pour les mêmes raisons. Plus récemment, Amadou Baby, responsable d’une association locale, avait subi le même sort après avoir été accusé de transmettre des informations aux forces de sécurité.

Un habitant de Tonka résume l’état d’esprit général : « À Tonka, à Diré, à Goundam ou à Tombouctou, les gens vivent dans la peur. Chaque jour apporte son lot de drames. Personne ne se sent en sécurité. »

Une stratégie de terreur pour déstabiliser le Mali

Les autorités locales et les observateurs soulignent la méthode employée par le JNIM : des assassinats ciblés en pleine lumière, suivis de menaces à peine voilées. Ces actes visent non seulement à éliminer des opposants présumés, mais aussi à semer la discorde au sein des communautés. Pourtant, malgré la présence de tensions, la majorité des habitants rejettent la violence et continuent de vivre sous la menace constante des groupes armés.

Dans ce contexte, la population locale, déjà éprouvée par des années de conflit, se retrouve piégée entre les forces de sécurité et les jihadistes. Les assassinats récents à Tonka illustrent une fois de plus la dégradation de la situation sécuritaire au Mali, où les civils paient le prix fort de cette guerre invisible.